Aujourd’hui on troque à peu près tout et n’importe quoi. Demain peut-être céderez vous vos RTT, vos jours de congés ou vos jours de récupération pour venir en aide à un collègue de travail dont l’enfant est gravement malade ou en situation de handicap. Mais ne vous y méprenez pas ! Il s’agit bien d’un don. Aucun retour ne devra donc être attendu en échange de ce geste solidaire.
Dans la réalité cette solidarité spontanée existe déjà. Mais le député UMP de la Loire Paul Salen veut encadrer tout ça. Il vient de faire une proposition de loi en ce sens et espère bien qu’elle sera adoptée en première lecture par l’Assemblée le 25 janvier.
Il s’agit de permettre à des salariés volontaires d’offrir généreusement et anonymement à des collègues qui en auraient besoin des RTT ou des jours de repos non pris.
Selon le texte tel qu’il a été présenté devraient bénéficier de cette mesure, si les députés adoptent cette proposition de loi, « le salarié qui assume la charge d’un enfant âgé de moins de 20 ans atteint d’une maladie, d’un handicap ou victime d’un accident d’une particulière gravité rendant indispensables une présence soutenue et des soins contraignants ».
C’est suite à un fait divers survenu dans la circonscription de Paul Salen que le député a eu cette idée.
Les salariés d’une entreprise avaient offert 170 jours de RTT ou de repos donnés afin de lui permettre d’accompagner son fils atteint d’un cancer. L’assurance-maladie avait exigé de ce père de famille qu’il reprenne son activité arguant que c’était l’enfant qui était malade !
La proposition de loi a été adoptée par la commission des affaires sociales de l’Assemblée.